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Article : Sculpture en bronze




Sculpture en bronze

Sculpture en bronze, (Hist. des beaux Arts antiq.) Nous ne traiterons ici que l'historique ; les opérations de l'art ont été savamment exposées au mot
  • BRONZE.

    Les ouvrages des Grecs, en bronze, étaient également recommandables par l'élégance de leur travail et la magnificence de leur volume. Il ne faut pas s'en étonner, ce genre de monument avait pour objet la religion, la récompense du mérite, une gloire noble et bien placée.

    La pratique de leurs opérations nous est inconnue. Pline n'en a pas parlé. Il n'a décrit ni les fourneaux des sculpteurs, ni leur manière de fondre, ni l'alliage des matières qu'ils fondaient. Nos artistes doivent regarder le silence de cet historien en ce genre, comme une perte dans les Arts, parce qu'on aurait pu tirer un grand profit des différences de leur pratique, et des lumières qu'ils avaient acquises par une manoeuvre juste, et qu'ils ont si constamment répétée. On doit moins regretter de n'être pas instruit du mélange de leur matière ; ce mélange a toujours été assez arbitraire, c'est-à-dire, dépendant de la volonté et de l'habitude des fondeurs. De plus, ce qui est assez rare dans la nature, on peut faire des expériences de ce mélange en petit, et elles sont toujours certaines et utiles dans le grand.

    Le nombre des statues de toute grandeur, que les anciens ont faites en bronze, est presque incroyable. Les temples, les places publiques, les maisons des particuliers en étaient chargées : mais l'on ne peut s'empêcher de se récrier sur les entreprises grandes et hardies qu'ils ont exécutées dans cette opération de l'art. Nous voyons, dit Pline, des masses de statues, auxquelles on donne le nom de colosses, et qui ressemblent à des tours. Tel était l'Apollon placé dans le capitole, et que Lucullus avait apporté d'Apollonie de Thrace. Ce colosse dont la hauteur était de trente coudées (45 pieds) avait coûté cinq cent talents, (environ deux millions trois cent cinquante mille livres de notre monnaie.) Telle était la statue colossale de Jupiter que l'empereur Claude avait consacrée dans le champ de Mars ; et tel le Jupiter que Lysippe fit à Tarente, qui avait quarante coudées de haut.

    Mais un nombre presque infini d'artistes s'illustrèrent par la prodigieuse quantité de petites statues de fonte et de bronze qu'ils produisirent, les unes grandes comme nature, et d'autres seulement d'un ou deux pieds. On en est convaincu par la quantité de petits bronzes, qui subsistent encore. Il est vrai que les bronzes grecs sont rares, et que nous n'en connaissons guère que de romains ; mais nous ne pouvons douter que Rome n'ait toujours été le singe de la Grèce. La seule flotte de Mummius transporta de Corinthe à Rome trois mille statues de marbre ou de bronze, dont vraisemblablement la plus grande partie était ce que nous appelons des bronzes au-dessus et au-dessous d'un pied.

    Les Grecs étaient dans l'usage de couvrir leurs bronzes avec du bitume ou de la poix. Ils ne pouvaient prendre cette précaution que pour les conserver, et leur donner l'éclat et le brillant qu'ils aimaient. Pline est étonné que les Romains aient préféré la dorure à cet usage ; et en cela il parle non seulement en philosophe ennemi du luxe, mais en homme de goût, et au fait des Arts. La dorure a plusieurs inconvénients, dont le principal surtout quand on dore une statue qui n'a point été faite pour être dorée, est de l'empêcher de s'éclairer selon la pensée et l'intention de l'auteur. Quant à la poix dont les anciens couvraient leurs bronzes, nous n'avons rien à désirer ; les fumées et les préparations de nos artistes sont d'autant préférables, qu'elles ont moins d'épaisseur.

    Il paraît par Pline, que la première statue de bronze que l'on ait fondue à Rome, fut une Cérès consacrée par Spurius Cassius, qui fut tué par son propre père pour avoir aspiré à la royauté. Les statues de Romulus, que l'on voyait dans le capitole, et des rois prédécesseurs de Tarquin, avaient été fondues ailleurs, et transportées ensuite à Rome. Cependant, quoique l'usage de la fonte fût très ancien en Italie, elle continua de former ses dieux de terre ou de bois jusqu'à la conquête de l'Asie. Toutes ces observations sont de M. de Caylus : je les ai puisées dans ses Dissertations sur Pline, dont il a enrichi les mémoires de Littérature.

    (D.J.)



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