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Dictionnaire Raisonné des Sciences, des Arts et des Métiers


Article : Sculpteurs modernes - 2/4




Début des Sculpteurs moderne


Dante (Vincent) mort à Pérouse l'an 1576, âgé de quarante-six ans, entendait la sculpture et l'architecture. La statue de Jules III qu'il fit à Pérouse, a passé pendant quelque temps pour un chef-d'oeuvre.


Desjardins (François) natif de Breda, mort en 1694, a exécuté le monument de la place des Victoires à Paris.


Donato, né à Florence vivait dans le XVe siècle. Le sénat de Venise le choisit pour la statue équestre de bronze que la république fit élever à Gattamelata, ce grand capitaine, qui de la plus basse extraction était parvenu jusqu'au grade de général des armées des Vénitiens, et leur avait fait remporter plusieurs victoires remarquables; mais le chef-d'oeuvre de Donato, était une Judith coupant la tête d'Holopherne.


Le Flamand (François) Quesnoy, surnommé le Flamand, de Bruxelles), artiste admirable, et qui tient un des premiers rangs dans la sculpture par le goût, la correction du dessin, et la belle imitation de l'antique. Quand on examine à Rome les ouvrages de ce maître, son S. André par exemple, qui est dans l'église de S. Pierre, peut-on douter que l'artiste n'ait beaucoup étudié le gladiateur, l'Apollon, l'Antinoüs, Castor et Pollux, la Vénus de Médicis et l'Hermaphrodite ? Il est mort à Livourne en 1644, à 52 ans.


Gendre (Nicolas le), né à Estampes, mort à Paris en 1670, âgé de 52 ans, a montré dans ses ouvrages de sculpture, une sagesse et un repos qui se font remarquer avec distinction.


Girardon (François), né à Troyes en Champagne en 1627, marié à mademoiselle du Chemin, renommée pour son talent à peindre les fleurs, et mort en 1698. Ses ouvrages sont précieux par la correction du dessin, et par la beauté de l'ordonnance. Il a presque égalé l'antiquité par les bains d'Apollon; par le tombeau du cardinal de Richelieu, qui est dans l'église de la Sorbonne, et par la statue équestre de Louis XIV qui est à la place Vendôme. Les connaisseurs qui se sont attachés à comparer les statues de Girardon et du Puget, ont trouvé plus de grâces dans celles de Girardon, et plus d'expression dans celles de Puget. Ce grand maître avait au Louvre une galerie précieuse par les morceaux choisis qu'elle renfermait.
    "Grâce au Phidias de notre âge,
    Me voilà sûr de vivre autant que l'univers;
    Et ne connût-on plus ni mon nom, ni mes vers,
    Dans ce marbre fameux, taillé sur mon visage,
    De Girardon toujours on vantera l'ouvrage."

Ce sont les vers de Despréaux sur le buste de marbre que fit de lui le célèbre Girardon, et dont on a tiré tant de copies.

Cet habile maître est presque le seul d'entre les modernes, qui par les bains d'Apollon, ait osé imiter les sujets fort composés que traitaient les anciens, et qu'ils rendaient par de beaux groupes de grandes figures.


Gonnelli (Jean), surnommé l'aveugle de Cambassi, du nom de sa patrie en Toscane, mort à Rome sous le pontificat d'Urbain VIII. Les progrès qu'il fit dans son art sous la discipline de Pierre Tacca, annonçaient du génie; mais on eut lieu de craindre que ses talents ne devinssent stériles, lorsqu'il perdit la vue à l'âge de 20 ans. Cependant ce malheur ne l'empêcha pas d'exercer la sculpture; il faisait des figures de terre cuite qu'il conduisait à leur perfection, se laissant guider par le seul sentiment du tact. C'est ainsi qu'il représenta Côme I. grand duc de Toscane. Il entreprit quelque chose de plus, il essaya de faire de la même manière des portraits ressemblants; mais c'était porter trop loin de flatteuses espérances.


Goujon (Jean), parisien, fleurissait sous les règnes de François Ier et de Henri II ; il travailla pour la gloire de la nation. Ses ouvrages nous retracent les beautés simples et sublimes de l'antique. Un auteur moderne le nomme le "Correge de la Sculpture", parce qu'il a toujours consulté les Grâces. Personne n'a mieux entendu que lui les figures de demi-relief. Rien n'est plus beau en ce genre, que sa fontaine des Innocents, rue S. Denis à Paris. Un ouvrage de sa main, qui n'est pas moins curieux, est une espèce de tribune soutenue par des caryatides gigantesques, et qui est au Louvre dans la salle des cent Suisses. Sarrasin a cru devoir imiter ces figures, d'un goût exquis et d'un dessin admirable. M. Perrault les a fait graver par Sébastien le Clerc, dans sa traduction de Vitruve. On voit encore des ouvrages du Goujon à la porte S. Antoine et ailleurs. Il fut l'architecte et le sculpteur de l'hôtel de Carnavalet; et Mansard chargé de le finir, suivit scrupuleusement les plans tracés par Goujon.


Gros (Pierre le), né à Paris en 1666, mort à Rome en 1719. Il a eu part aux plus superbes morceaux de sculpture qui aient été faits dans cette capitale des beaux arts. Tel est son grand relief de Louis Gonzague, qui fut posé sur l'autel du collège Romain, et qui a été gravé. Tel est son bas-relief du mont de Piété, son tombeau du cardinal Cassanata, la statue mourante de Stanislas Koska, au noviciat des jésuites, dont M. Crozat le jeune possédait le modèle. Tel est encore le groupe du triomphe de la religion sur l'hérésie, qui orne l'église de Giésu. On connait à Paris, le bas-relief fait par ce célèbre artiste, pour l'église de S. Jacques des Incurables. Enfin on admire tous les ouvrages de le Gros.


Guillain (Simon), né à Paris, mort en 1658 âgé de 77 ans. On lui doit les figures qui sont posées dans les niches du portail de la Sorbonne, et quelques autres ouvrages qui lui font honneur.


Hongre (Etienne le), natif de Paris, reçu à l'académie de sculpture en 1668, mort en 1690, âgé de 62 ans. Ce maître a embelli les jardins de Versailles de plusieurs ouvrages. Tels sont une figure représentant l'air, Vertumne et Pomone en therme, etc.


Keller (Jean Balthazar), artiste incomparable dans l'art de fondre en bronze. Né à Zurich, il s'établit en France où il réussit le dernier Décembre 1692, dans la fonte de la statue équestre de Louis XIV qui est haute de 20 pieds et toute d'une pièce, comme on la voit dans la place de Vendôme. Il y a d'autres ouvrages admirables de sa main dans le jardin de Versailles et ailleurs. Louis XIV lui donna l'intendance de la fonderie de l'Arsenal. Il mourut en 1702. Son frère, Jean-Jacques, fut aussi très habile dans la même profession.


Lérambert (Louis), né et mort à Paris en 1670, âgé de 56 ans. Il y a plusieurs de ses ouvrages dans le parc de Versailles.


Lorrain (Robert le), né à Paris en 1666, mort dans la même ville en 1743. Il fut élève de Girardon. Ce grand maître le regardait comme un des plus habiles dessinateurs de son siècle. Il le chargeait à l'âge de 18 ans, d'instruire ses enfants et de corriger ses élèves. Ce fut lui et le Nourrisson qu'il choisit pour travailler au mausolée du cardinal de Richelieu.

Le Lorrain aurait eu un nom plus célèbre dans les arts, s'il eût possédé le talent de se faire valoir, comme il avait celui de l'exécution. On remarqua dans ses compositions un dessin pur et savant, une expression élégante, un bon choix et des têtes précieuses. On connait sa Galathée. Il fit aussi un Bacchus pour le jardin de Versailles, un Faune pour ceux de Marly, etc. Mais ses principaux ouvrages sont dans le palais épiscopal de Saverne.



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